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Les enjeux entre données de santé et IA sont cruciaux. Le West Data Festival s’en fera l’écho début février

Calendar 23 janvier 2020 | Tag , , ,

Jouve est partenaire du West Data Festival qui a lieu les 5 et 6 février 2020 au Laval Virtuel Center. Un des points forts de la présence de l’entreprise sera la conférence animée par @GrusonDavid sur le thème  « Comment développer une IA éthique en santé ». Elle aura lieu le 5 février dès 13h30.

David a eu l’amabilité de répondre à nos questions sur les enjeux qui voient se confronter éthique et IA dans le secteur de la santé.

1/ L’éthique : est-ce une question de formation du personnel ou une question de technologie ?
Les deux. La réflexion conduite dans le cadre de la préparation du nouveau cadre bioéthique sur l’IA en santé a bien montré qu’il fallait placer la régulation positive éthique sur les terrains à la fois du droit, de l’accompagnement humain et du développement technologique. Le principe central qui réunit ces différentes composantes est celui d’une garantie humaine de la technologie. Jouve y veille depuis longtemps dans ses différents projets incorporant de l’intelligence artificielle.

2/ On entend parler de plus en plus de réglementation (par les Etats, ou des organismes) concernant l’usage des datas. Quelle est ta position ?
La France dispose du niveau de protection juridique le plus fort au monde de ses données de santé. En effet, le règlement général sur la protection des données (RGPD) européen se complète de principes nationaux – et notamment le respect du secret médical et le cadre déontologique – assurant un cadre très protecteur pour nos concitoyens. Ce cadrage doit être considéré comme un prérequis essentiel et son respect est aussi un élément confortatif de développements technologiques créateurs de confiance pour les professionnels et les patients. Attention néanmoins au risque d’une sur-réglementation qui briderait l’innovation. D’où l’idée d’une régulation positive combinant innovation et protection.

3/ Peut-on imaginer des datas de santé qui soient en libre accès pour toutes sociétés (montre connectée par ex, Alexa et la voix…) et d’autres qui soient strictement réservées au malade et à son médecin ?
Ce cadrage juridique envisage les données de santé dans leur globalité. Il faut s’éviter une segmentation trop grande des approches. Ce qui peut d’ailleurs aller de pair avec des niveaux de protection plus fort pour le traitement ou l’exploitation de données particulièrement sensibles comme les données génétiques. Nous mettons en œuvre cette approche chez Jouve pour les données d’admission du patient à l’hôpital. Même s’il s’agit de données administratives financières, elles renseignent déjà très fortement sur le séjour hospitalier du patient et ses motifs. C’est pourquoi, nous veillons très strictement à la protection de ces données tout au long du processus notamment en proposant un cadre agréé hébergement de données de santé.

4/ La digitalisation va souvent de pair avec une déshumanisation. Quel facteur d’alerte doit on surveiller dans le monde de la santé ?
Certes, l’IA et le digital permettent d’automatiser certaines fonctions. La solution Know Your Patient que nous avons développée pour automatiser les admissions en établissement de santé génère ainsi un ROI très fort sur les fonctions admissions – frais de séjour – traitements externes. Pour autant, nous mettons en œuvre une approche qui n’est pas « mécaniste » de ces sujets de transformation digitale : nous proposons à nos client un accompagnement RH global permettant, en particulier, de repositionner les agents des admissions aujourd’hui trop longtemps « bloqués » au guichet vers des tâches administratives à plus haute valeur ajoutée. Ces tâches étant bien souvent aujourd’hui déportées vers les services de soins, ces évolutions permettront au final plus de temps médical et soignant auprès des patients.

5/ Le plan d’action 2018-2022 de la direction générale de l’offre de soins (DGOS) a été publié le 17 décembre 2019. Est-ce une avancée significative pour le monde de l’hôpital ? quel en sont les points forts, les points d’améliorations ?
La démarche engagée par Dominique PON, pilote de la transformation numérique du système de santé engagée par Agnès BUZYN va clairement dans le bon sens. Nous avons maintenant un agenda, des priorités et des points d’application. L’approche est globale et intègre un volet plus dédié à la simplification administrative et financière. C’est cette partie que nous avons commencé à traiter à partir de l’expertise technologique et métier de Jouve dans le cadre de la Task-Force Santé.

6/ Qui est le principal bénéficiaire d’une prise en charge plus digitale du parcours de soins ?

  • le patient ?
  • le professionnel ?

Les bénéfices de Know Your Patient concernent aussi bien les patients que les professionnels. Côté patients, nous proposons une nouvelle expérience d’accès au système de santé. Le patient n’aura qu’à faire une photo de ses documents d’identité, carte Vitale et attestation de mutuelle. L’IA de Jouve prendra ensuite le relais pour éviter aux patients un passage au guichet des admissions. Pour les professionnels, l’objectif est clairement de les libérer d’une partie des lourdeurs bureaucratiques qui grèvent leurs missions de soins. Mais la solution génère aussi un effet de levier pour l’établissement en permettant une meilleure collecte des recettes : cet effet de levier peut être mobilisé au service de la conduite des projets d’amélioration de la qualité de la prise en charge des patients.

Voici quelques photos du West Data Festival et de l’intervention de David Gruson

David Gruson
David Gruson et Nicolas Chevrier
Jouve partenaire du West Data Festival
Jouve partenaire du West Data Festival
La Transformation digitale
Gilles Babinet
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